Des camélias pour Garbo

lundi 14 novembre 2011, par Manuela Giroud

Enregistrer au format PDF

« Classiques en stock » verse une larme sur « Le roman de Marguerite Gautier », grand film romantique avec la divine Garbo en courtisane.

JPEG - 171.6 ko
La rencontre d’une actrice de légende avec un rôle de légende.DR

« Camille » (« Le roman de Marguerite Gautier »), de George Cukor (Etats-Unis, 1936), avec Greta Garbo, Robert Taylor, Lionel Barrymore.

L’intrigue

De bals en soirées mondaines, Marguerite Gautier promène son éclatante beauté dans le Paris du milieu du XIXe siècle. Les largesses de son richissime amant qu’elle n’aime pas lui permettent de mener grand train. Un soir au théâtre, son regard croise celui d’un jeune homme de bonne famille, Armand Duval. C’est le coup de foudre, réciproque. Un amour contrarié par le père d’Armand, mais aussi par la tuberculose dont Marguerite est atteinte.

L’anecdote

Une rumeur veut que la Divine, qui boudait systématiquement les premières de ses films, ait fait une exception pour celle de « Camille », cité par plusieurs sources comme étant son film préféré. Garbo serait apparue à la soirée en pyjama et manteau de fourrure. Après un petit geste à ses fans, elle serait entrée dans le cinéma par la porte principale… et ressortie aussitôt par l’arrière, sans assister à la projection. Se non è vero, è ben trovato.

Bonus

Un rôle de légende, une actrice au sommet de son art, un grand cinéaste. De toutes les adaptations cinématographiques de « La Dame aux camélias », celle de Cukor est la meilleure, un modèle du genre. Garbo semble née pour incarner ce personnage dont la froideur apparente cache un bouillonnement intérieur ; jamais, à l’exception peut-être d’« Anna Karenine », son jeu n’a été aussi subtil. George Cukor, qui fera cinq ans plus tard de la Divine sa « Femme aux deux visages », signe un nouveau portrait de femme blessée, comme perdue dans un monde de frivolité. Le rythme du récit, les décors, les costumes (ah ! les robes d’Adrian), la qualité des interprètes, Taylor et Barrymore compris, confèrent à l’ouvrage une perfection, une harmonie de tous les instants. On verse une larme et on applaudit.

Ce film est disponible à la location auprès de la Médiathèque-Valais.

Répondre à cet article