Valais-mag

Le journal culturel valaisan

Que sont-ils devenus ? Que font-ils ?

vendredi 20 novembre 2009, par Eric Felley

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Depuis vingt-sept ans, l’État du Valais a attribué une centaine de prix d’encouragement à des artistes valaisans. Petit tour d’horizon à l’occasion du festival « Le Valais fait son cinéma ».

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Denis Rabaglia, primé en 1996, préside aujourd’hui le festival Le Valais fait son cinéma.

Ce week-end se déroule la manifestation « Le Valais fait son cinéma », dont le président et chef de projet est le réalisateur Denis Rabaglia. Celui-ci avait touché le prix d’encouragement aux artistes en 1996 et sa carrière a connu une trajectoire fertile. Rétroactivement, on peut dire que c’était un très bon choix.

Le festival, qui dure du 20 novembre au 1er décembre, présente la variété et la richesse du cinéma valaisan (fictions, courts-métrages, documentaires), qui reste souvent peu connu du grand public.

Depuis 1982, l’État du Valais a attribué une centaine de prix à des artistes, trois par année normalement, mais parfois aussi à des groupes ou des associations. Le cinéma a été encouragé à quelques reprises avec Pierre-Antoine Hiroz, Frédéric Mermoud, Claude Barras et Dominique de Rivaz.

Il est intéressant après coup de parcourir cette liste dont bien des membres sont devenus des personnalités du monde de la culture valaisanne et au-delà. Ainsi l’écrivain Jean-Marc Lovay touchait le prix en 1983 et il publie aujourd’hui un nouvel ouvrage aux Editions Zoé « Tout là-bas avec Capolino ». En 1987, c’est Dominique de Rivaz qui était choisie. Elle publie « Le chemin du mur de Berlin » aux Éditions Noir et Blanc et projette son film « Luftbusiness » dans le cadre du festival. La peintre Marie Gailland l’a obtenu en 1991 et prochainement elle présente une nouvelle exposition à Vevey, dès le 20 novembre à la Galerie ô Quai des Arts. Phillippe Becquelin, alias Mix et Remix, était primé en 1995 et il participe aujourd’hui, entre autres, au lancement du journal satirique Vigousse le 4 décembre prochain. En 1998, c’est Jean-François Fournier, en tant qu’écrivain, qui obtenait le prix. Il est aujourd’hui rédacteur en chef du Nouvelliste. L’écrivain Noëlle Revaz (2004) fait également partie des « encouragées ». Elle vient de publier son deuxième roman chez Gallimard « Efina », qui a raté de peu le prix Femina.

Comme on le voit, les prix d’encouragement ont effet sur la durée. Valais-mag reviendra régulièrement sur la trajectoire des artistes, écrivains, peintres dans cette liste qui compte tant d’élus et d’élues : Valérie Fellay (Hirsute), Mathieu Bertholet, Jérôme Meizoz, Laurence Revey, Alain Bagnoud, Anne Vouilloz, Marie-Antoinette Gorret, etc.

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