Valais-mag

Le journal culturel valaisan

Olivier Taramarcaz

Des fleurs pop dans la prairie

lundi 18 janvier 2010, par Eric Felley

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Au Théâtre du Crochetan, le poète et artiste valaisan accroche ses gravures et tente avec succès des monotypes grand format.

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Pour Olivier Taramarcaz, l’essentiel est dans la simplicité et le regard.

A 51 ans, Olivier Taramarcaz n’a pas beaucoup changé. Avec sa longue silhouette, son regard aimable posé sur les gens, son goût des questions et des formules essentielles, il nous fait toujours partager son monde empreint de simplicité et de bonheur. On connaît le poète auteur ou co-auteur d’une vingtaine d’ouvrages, le sociologue, le cinéphile pointu du festival « visages », on peut visiter aujourd’hui le graveur au Théâtre du Crochetan à Monthey.

Avec la franchise des amateurs de paradoxes, Olivier Taramarcaz aime à dire qu’il a « trouvé la qualité de l’homme en tombant ». Pour lui, il suffit de se pencher pour voir les choses, la beauté est à portée de main, dans la forêt qu’il parcourt avec le regard fantaisiste que lui a transmis son père. Il en résulte un herbier très personnel. Ombellifère, luzule, trolle, paturin, once, capselle, polypode ou saxifrage n’ont plus de secrets pour ses couteaux. Ce qui change aujourd’hui dans son approche, c’est la volonté de présenter ces fleurs et plantes de nos montagnes dans un format plus grand. Certaines gravures (30 x 30 cm) deviennent des monotypes d’un mètre par un mètre ou des longues tentures de trois mètres de hauteur. Les plus réussies, sont sans doute les premières, dont les détails et les finitions sont minutieuses et l’effet saisissant. L’ombellifère prend une autre dimension esthétique. On dirait, sans fâcher l’auteur, une nouvelle Marilyn Monroe des prairies. À ne pas manquer de passage à Monthey.

Olivier Taramarcaz. « Seulement la forêt ». Théâtre du Crochetan. Monthey. Jusqu’au 24 mars.

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