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Le journal culturel valaisan

Dorures sacrées

mercredi 9 décembre 2009, par Marie Parvex

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Le Baptême du Christ (la Théophanie), Atelier du Palais des armures Nikita Pavlovets, 1674, 44,6-37 cm, provenance inconnue.

Images saintes. L’exposition de la Fondation Gianadda porte bien son nom. Pas seulement parce que les icônes représentent des figures divines, saintes ou angéliques mais aussi parce qu’elles sont considérées dans l’église orthodoxe comme l’image visible et incontestable de l’incarnation de Dieu. Un lien entre le visible et l’invisible, « du spirituel dans l’art » comme disait Kandinsky.

On aime les extrêmes et les contrastes qu’offrent ces figures : majestueuses et gigantesques comme Saint Jean Chrysotome et Saint Grégoire le Théologien de Roublev ou minuscules, précises et subtiles comme le Saint Archange Michel de Simon Ouchakov de tout juste vingt centimètres. « C’est surprenant », commentait une visiteuse devant un Christ assis sur un trône rose bonbon. Surprenant et foisonnant de vie malgré les codes qui régissent la réalisation des icônes.

Bien que sorties de leur contexte religieux, le caractère sacré de ces figures dorées imprègne les murs de béton de la Fondation. Aucune reproduction ne parvient à rendre les reflets des feuilles d’or qui donnent toute leur lumière et leur intensité aux icônes. Comme un rappel que l’art peut être transcendant, parfois, mais qu’il ne l’est jamais en photocopie. A visiter dans le silence et la solitude des jours de semaine, si possible, pour apprécier la profondeur de ces représentations hiératiques et intemporelles.

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Le Jugement Dernier, Seconde moitié du XVIe siècle, Novgorod, 178-144 cm
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Saint Grégoire le Théologien, 1408, André Roublev, Daniel, Moscou, 313-105 cm.

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