Michel Bovisi l’Egyptien

lundi 14 mars 2011, par Eric Felley

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L’artiste de Martigny donne rendez-vous à son public au Manoir de la Ville pour une ample exposition de ses œuvres. Sous le titre de « Credo », le peintre montre sa passion pour les symboles imaginaires.

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L’artiste au centre entouré de ses amis. A sa droite l’ancien rédacteur en chef du Nouvelliste François Dayer, membre du comité des amis du Manoir. Valais-mag

Michel Bovisi, à l’instar de sa blanche chevelure, est connu comme le loup blanc à Martigny. Il se disait depuis l’année dernière qu’il allait présenter une grande exposition au Manoir de la Ville. Aujourd’hui, quatre-vingt œuvres, pour la plupart récentes ou revisitées, témoignent de l’infatigable travail de cet artiste autrefois maître de dessin pour les collégiens de la ville.

Le fil rouge de son « credo » réside dans une écriture automatique personnelle qui traverse ses œuvres comme des hiéroglyphes purement formels, proches en cela d’un Laurent Possa ou d’un Pierre Loye pour évoquer des artistes d’ici. Ces tableaux, richement colorés et parfaitement maîtrisés, résultent de cette recherche d’un langage primitif et symbolique.

« Traces », « Fantaisie orientale », « Poussières d’étoiles » ou « Impressions d’Egypte » constituent quelques-uns des titres déclinés en séries. Les désert fait irruption jusque dans les reliefs en sable de ses toiles couvertes ensuite de peinture à l’huile.

A l’instar de Gauguin, Michel Bovisi veut répondre aux questions : « D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? » Sa peinture ne donne pas de réponses particulières. Au contraire, ses tableaux sont pour la plupart silencieux comme des stèles ou des bas-reliefs. Il s’en dégage une impression de tranquillité, d’intimité ou d’agréable compagnie.

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