Elégante dans une robe à motif écossais, Noëlle Revaz s’est rendue à Sion après une longue journée passée dans les trains. Elle dédicaçait son deuxième livre paru chez Gallimard, son roman d’amour « Efina », qui retrace les vies parallèles d’une femme et d’un homme de théâtre T., trajectoires qui se rejoignent parfois, mais pour mieux s’éloigner souvent. Le succès est semble-t-il au rendez-vous, puisque une cinquantaine de personnes sont venus la rencontrer pour la voir en chair et en os. A ses côtés, l’écrivain Daniel de Roulet avait sensiblement moins de travail pour signer son livre « Le silence des abeilles ». A ses côtés aussi, la cinéaste zurichoise Dominique de Rivaz présentait son ouvrage « Le Chemin du Mur de Berlin. »
Efina et la lettre T.
« Efina » semble connaître un joli succès de librairie. Cela dit, on n’a guère lu de critiques à son sujet. Beaucoup d’articles descriptifs sur la trame du roman, des articles promotionnels, mais finalement peu sur la qualité ou la « lisibilité » de ce texte. Certes, on relève un certain humour, une certaine dextérité narrative, notamment épistolaire. Mais pour le reste il faut dire que le livre a tendance parfois à nous tomber des mains, même en faisant preuve de la meilleure volonté du monde et d’une belle endurance. La faute en incombe sans doute au ton et à la répétition de la lettre T. qui est employé près de mille fois dans le texte. Et puis les histoires de chiens, qui prennent des pages et des pages, sont un peu désespérantes. Mais bon, c’est Noëlle Revaz, étoile toujours montante de la littérature romande, comme il est écrit dans Le Temps du jour. Qui pourrait même prendre la place de Jacques Chessex…


