Passion Théâtre

lundi 13 août 2012, par Nicole Mottet

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Les Editions d’en bas publient « Cinquième étage, à gauche ! » un ouvrage de l’homme de théâtre André Steiger, fruit de ses entretiens avec le metteur en scène François Marin.

C’est une insatiable curiosité qui amène André Steiger, enfant élevé dans les quartiers populaires de Genève au cœur des années 30, à voir dès son plus jeune âge toutes sortes de représentations théâtrales : « L’acte de recevoir un spectacle est le premier degré pour envisager la pratique du métier ».

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André Steiger, un regard pertinent sur la scène théâtrale romande. Jean Mayerat

Dans chacun des quatre chapitres de son livre, il est question de formation. De celle du futur comédien d’abord, au Conservatoire de Genève et au Centre dramatique d’apprentissage de la Rue Blanche à Paris. Puis, dans les années 50, avec l’expérience de la décentralisation et la création de la Comédie du Centre-Ouest dans le Limousin, de celle qu’il dispense ensuite comme metteur en scène, car « l’acte de mise en scène est un acte de pédagogie, et non pas l’étalement d’un savoir ni l’usurpation d’un pouvoir (…) » C’est probablement dans ces différents types d’enseignements donnés et reçus, mais aussi dans de multiples approches théâtrales, avec l’influence prépondérante de Brecht, qu’il faut aller chercher le ferment de la pédagogie « steigerienne », ce fameux « principe d’incertitude » qu’il partagera, bien des années plus tard, avec de nombreux apprentis comédiens francophones : « Ce que l’on croit savoir absolument, il faut être capable de le remettre en question. La curiosité de l’acquisition et la passion de la transformation passent par cette contradiction ».

Une vie consacrée à l’art théâtral

Car André Steiger passe son temps à construire et déconstruire l’acte théâtral ; un art complexe où le comédien se fait porte-parole d’un personnage mais aussi et surtout d’un texte : « Le passage de l’écriture à la représentation me passionne ». Et ce n’est pas le moindre des talents de François Marin que d’encourager cette introspection aux accents d’interrogations sociales, politiques ou encore esthétiques dans ce document qui se lit comme un roman. A travers un postulat de partage des connaissances et du savoir, André Steiger ne cesse de témoigner, au fil de ces entretiens, de son amour pour le théâtre et pose un regard pertinent sur une scène théâtrale en perpétuelle évolution.

« Cinquième étage, à gauche ! », d’André Steiger, est en vente à la Librairie La Liseuse à Sion, dans les librairies Payot de Lausanne et Sion, ou directement chez l’éditeur : http://enbas.ch/steiger.html

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