Le Caprice Festival : mode d’emploi

mardi 3 avril 2012, par François Praz

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Du 11 au 14 avril prochain, le Caprices Festival s’apprête à vivre sa douzième édition. Le centre « Le Régent » devrait être bientôt rénové, mais il accueillera cette fois encore cet event musical. À quoi faut-il s’attendre au niveau de cette mouture ?

Voici un avant-goût de la programmation, complétée de quelques souvenirs engrangés les années précédentes. Pour ceux qui n’auraient pas encore fréquenté ces travées, le site principal du Caprices donne l’impression d’être un condensé de ce que peut offrir son prestigieux pendant nyonnais (le Paléo évidemment). En version réduite et le tout transposé à la montagne bien sûr. Une fois les portails franchis, on découvre un véritable dédale de salles réparties sur plusieurs niveaux. Généralement irrigué par une foule dense, ce complexe sécrète une énergie naturelle qui se ressent dans les aires de concerts.

L’électro connexion

Sur place, l’expérience Caprices se révèle en fait très variée. Un événement connecté, le Modernity@Caprices, qui est organisé à 2’200 mètres d’altitude, aux abords du restaurant de Cry d’Err, suscite en particulier l’intérêt. « Un public différent s’y presse. Ce sont des clubbers venus souvent d’autres pays européens qui apprécient l’originalité du lieu et la vue spectaculaire sur les Alpes. Au total, la tente cosy accueillera cette année 1’000 amateurs de musique électronique. Les billets se sont vendus en un rien de temps. Modernity durera pour la première fois trois jours, contre deux en 2011 », témoigne l’une des 20 collaboratrices qui s’apprêtent à officier pour la troisième année consécutive à l’arrière du bar de vingt mètres qui trône sous cette structure imposante. Les 15 agents de sécurité mobilisés pour l’occasion ne devraient pas avoir trop de difficultés à contrôler une foule à l’accoutumée festive et pacifique.

Passés au mixer

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l’Espagnol Ricardo Villalobos

Côté DJ, ils seront une douzaine de représentants des diverses mouvances électros à animer le dancefloor. Parmi eux figurent un habitué de cette manifestation, l’Espagnol Ricardo Villalobos, de même que le Lausannois Mirko Loko, qui, outre les clubs helvétiques, a hanté les ondes de Couleur 3 en son temps. Le prix des billets oscille entre 59 et 69 francs. Ceux-ci donnent accès gratuitement aux transports publics entre la gare de Sierre et Cry d’Err (y compris le trajet en télécabine). Les sets auront lieu entre 14h30 et 21h00. Pour se faire une idée de la qualité du Modernity, sachez qu’il a obtenu le prix « Best Event » aux SwissNightLife Awards 2011.

Mais encore ?

Après avoir bondi sur les pistes, une halte s’impose au cœur de Crans. Là, plus de 20 concerts gratuits seront programmés dès le lundi 7 avril et jusqu’au samedi 14, ceci de 15h00 à 21h00. On y verra également des spectacles pour enfants et des animations de rue. Des DJ compléteront ces prestations en parallèle desquelles il sera possible de se restaurer. Cette précaution ne sera sans doute pas inutile, puisque les main events du Caprices débuteront dès 20h00 et se poursuivront jusqu’à 6h00 du matin. Là encore, des soirées électros auront lieu au Club, un espace reconverti à l’issue des concerts qui est truffé d’écrans vidéos. De quoi garder éveillés les nombreux couche-tard encore sur la piste.

L’offre musicale

Quelques suggestions sur l’ensemble du programme.

Le mercredi 11 avril, Charlie Winston déploiera son pop-rock/blues/folk sur la scène principale. La Earth, Wind and Fire Experience sera aussi au programme ce soir-là.

Le lendemain, après le populaire Jamaïcain Sean Paul (qui a remplacé Snoop Dogg) et le rappeur français Akhenaton (qui sera lui-même accompagné de Faf Larage), Gorillaz Sound System réinterprétera à sa manière l’univers musical et graphique de la célèbre formation autrefois emmenée par Damon Albarn de Blur.

Le vendredi 13, Julien Doré, The Do et Lamb ouvriront la voie au DJ allemand Sven Väth.

Les ultimes rendez-vous du Caprices ont été fixés au samedi 14 avril avec le récent lauréat d’une Victoire de la Musique, le ténébreux et inclassable Hubert-Félix Thiéfaine. Suivront les Shaka Ponk, un groupe hexagonal survitaminé se situant dans la mouvance des Red Hot Chili Peppers. Peut-être ces musiciens détonneront-ils un peu avec l’inattendue Princesse de Venise, Clotilde Courau, qui se produira également sur le Haut-Plateau.

Dernières précisions

Il est à noter enfin que les concerts des deux finalistes du New Talent Contest auront lieu le vendredi 13. Le vainqueur de ce concours destiné à récompenser les groupes en devenir (380 d’entre eux y ont pris part cette année !) est Playground qui l’a emporté face à Snails on Daisies. Ils seront donc à découvrir au Caprices. À l’heure de mettre la dernière main au présent article, il restait un nombre réduit de billets pour ces concerts (dont l’accès coûte entre 59 et 79 francs). Attention : les derniers tickets sont mis en vente à des prix majorés. En partenariat avec le TCS, un système de navettes est par ailleurs organisé depuis de nombreuses villes des régions de plaine, de Genève à Brigue en passant par Lausanne, Monthey ou Sion. Et pour ceux qui ne pourront vraiment pas faire le déplacement, www.20minutes.ch lance Caprices TV, une chaîne éphémère qui vous fera vivre le festival au travers d’émissions spéciales et grâce à la diffusion en direct de concerts.

Pour les réservations de billets ou pour obtenir davantage de renseignements, consultez www.caprices.ch

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