« Ci-gît mon cœur, pendu dans sa propre prison ». Telles ont été les dernières paroles de la dernière chanson du répertoire de Julien Pouget lors de son concert jeudi soir à la Dzine à Fully. L’univers de Julien Pouget, 32 ans, d’Orsières, alias Julien Fougères (avec son groupe les Mauvaises Herbes) est empreint d’une poésie très diverse. Au niveau des textes, on passe de la tendresse la plus héroïque avec « Ma tourterelle » à des moments de désespoirs sentimentaux aussi cruels qu’inévitables lorsque l’on naît avec une sensibilité hors norme.
Sur scène Julien Pouget est déjà un personnage, il maîtrise très bien ses chansons et ses arrangements joués avec basse, batterie, deux guitares et un accordéon. Au fil du concert et de la diversité des styles (rock, jazzy, chanson, française), on songe à des références comme Cabrel, Brassens ou Capdevielle et d’autres intonations prises ici ou là. L’important, c’est l’énergie qui se dégage de la prestation. Julien Pouget est près d’exploser. Il a le talent, il a le « truc », comme on dit, pour faire de la scène. Manque encore un peu d’affinage, un peu plus de sûreté dans l’exécution. Tout cela n’est qu’une question de rodage. Le fond y est. Et le personnage vaut la peine d’être connu. On peut aller sur son site www.julienpouget.ch, pour s’en faire une idée.
Précision en passant que La Dzine est une petite salle qui se niche dans le bâtiment de la Belle Usine à Fully. Elle contient une centaine de places assises dans un lieu convivial, parrainé par les grands frères du groupe Charlotte parfois. Tous les premiers jeudis du mois, la salle propose un artiste. L’entrée est de 12 francs.


