Martine et les garçons manquants, c’est un peu la version musicale de Bridget Jones. Les déboires sentimentaux d’une trentenaire, ses (douces) rancoeurs vis-à-vis de la gente masculine, étalées en dix chansons d’une confondante naïveté. Et d’une certaine sincérité. Raison pour laquelle on ne peut détester ce modeste album de chanson française, matinée d’une pop surannée.
Musicalement, rien de neuf, des mélodies ressassées mille fois, heureusement portés par des arrangements acoustiques charmants (guitare, piano, accordéon, trompette, violoncelle).
Textuellement, c’est franchement pire : des mots simple(t)s, d’une mièvrerie limite pénible. Des piques pseudos sensuelles qui tombent à plat. Des histoires de garçon qui manquent de relief. Et, partout, cette insupportable idéologie du prince charmant qui écrase l’album. La voix caressante et pétillante de Martine mériterait pourtant une deuxième écoute et, pourquoi pas, un deuxième disque moins monosentimental.


