« Ils sont beaux ! » Quand elle parle de ses CD tout juste arrivés à domicile, Onésia Rithner et ses vingt-quatre printemps ont encore des intonations de petite fille. En plus, il est rose ce premier album encore tout chaud. Mais qu’on ne s’y trompe pas, si la voix a gardé une douceur chérubine, la gamine qui avait décidé de faire des pas dans la musique a bien grandi. Elle a pris du coffre, du style, et surtout, elle a pris son rêve en mains.Pour ancrer son projet dans du solide et assurer ses arrières, la demoiselle a achevé un bachelor d’ingénieure du son en décembre 2009. Depuis, elle n’a pas cessé d’assembler mots et notes pour graver son premier album. Il est désormais là, fruit d’un pari qu’Onésia Rithner s’était lancé:se donner une année pour faire quelque de bien. Elaboré dans son studio privé à Monthey, peaufiné chez Adam Ayan à Portland pour le mastering, D’Accords a été présenté ce matin aux médias.
Dire dans un souffle
L’album se laisse facilement apprivoiser. Ses douze titres n’ont pourtant rien d’une suite bien rodée. Ils vont bien ensemble, se complètent, mais chacun possède sa petite touche bien personnelle. « Cet album, il est authentique et spontané », commente l’auteure, compositeure et interprète. « Il tient chaud comme une jaquette, et en même temps, c’est doux et frais », relaie pour sa part Elena Lucciarini qui co-signe les quatre textes en anglais. Car si « Comfort song », lauréat pop de la Demotape Clinic du M4Music Festival de Zurich, balance en rythme comme on taperait du pied, « Une femme qui tremble » se balade en douceur sur des chemins plus torturés. Là où les mots racontent vraiment, sans froisser pourtant. Cette manière de faire, de dire toujours avec le sourire - même s’il se fait léger, de clamer sans jamais hausser la voix, de privilégier le souffle, c’est la patte d’Onésia.
Passage à Radio Paradiso sur la RSR le mercredi 25 mai


