Son-en-ciel à la Belle Usine

mardi 2 février 2010, par Cécile Gavlak

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Jeudi soir, dans le cadre du festival Scènes valaisannes, le tout jeune groupe Arco Iris investira la toute jeune salle de la D’zine, à la Belle Usine de Fully. Portrait.

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Depuis une année que les dix musiciens sont rassemblés, Arco Iris a déjà aligné trois concerts sans même rechercher de dates. Un succès. Normal, si on écoute l’originalité de la formation. D’un côté, il y a les classiques de l’électro-pop : chant et piano (Basile Richon), guitare (Yoann Monnet), batterie (Marc Veuthey) ainsi que basse et synthé (Fabien Iannon). Une section moins courante les accompagne : un sextuor de cordes, avec deux violoncelles (Aurélie Wydler et Valérie Borse), deux altos (Nicolas Grandmange et Rodrigo Zangger) et deux violons (Marion Chevalley et Gabrielle Maillard. Le tout donne un ensemble aérien et planant, mélange entre sons électro et noblesse de la tonalité des cordes.

Un groupe, une salle

La Belle Usine est un lieu où Arco Iris se sent bien. « Une salle très particulière, rustique » concède le batteur Marc Veuthey. « C’est un lieu familier où on a eu l’occasion de répéter. » Le premier concert d’Arco Iris a d’ailleurs eu lieu en août dernier, en plein air, lors du festival Zikamart à la Belle Usine. Jeudi soir, ce sera le premier concert acoustique du groupe.

Si les musiciens viennent de Lausanne, du Valais ou de France, Arco Iris est bien un groupe valaisan dont le local de répétition se trouve à Fully. Le nom, lui, provient de l’espagnol et signifie Arc-en-ciel, « pour le contraste entre la pluie et le beau temps » poétise Marc Veuthey. « Et pour le passage aérien et le côté éphémère. »

Le groupe est également jeune par l’âge de ses membres : « 20-22 ans, en moyenne », selon Marc Veuthey. « Il y a un an, nous sommes partis de compositions électro-pop. Puis, nous avons voulu jouer au maximum nous-mêmes. » L’électronique a donc été réduit au stricte minimum. « On a décidé de travailler avec des cordes pour la chaleur du son et du bois. » Les jeunes artistes sont principalement influencés du groupe américain Dedge, « un mélange de rock-pop et de basses samplées », explique le batteur. « Ce groupe nous touche beaucoup. La réverb’ de la voix résonne comme dans une église. »

Concert à 20h30, jeudi 4 février à La D’zine, à la Belle Usine de Fully. (Il est conseillé de réserver).

Pour écouter le groupe : www.myspace.com/arcoiriselec…

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