Veronica Falls – Veronica Falls

samedi 7 janvier 2012, par Bastien Crettol

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Veronica Falls – Veronica Falls (Slumberland Records)

Deux garçons, deux filles, une poignée de singles égrénés depuis début 2010 comme autant de promesses d’un retour à l’âge d’or de l’indie pop british, autant dire que le premier LP de Veronica Falls était attendu avec impatience. Verdict : peu ou pas de surprises à l’écoute de l’album, mais douze titres préssés et précieux, mêlant textes sombres et mélodies lumineuses.

Douzes titres sur lesquels les Londoniens reprennent les canons du genre, usant de lignes claires et de guitares à l’avenant, d’une batterie qui fait bien tatapoum comme il faut et d’harmonies vocales hommes/femmes à toutes les sauces, avouant même au passage un certain penchant pour les reverbs velvetiennes. S’ils évoquent sans surpise leurs illustres aînés, des Feelies (Veronica Falls, la chanson, je sais c’est pas pratique) aux Pastels (Found love in a graveyard), de Belle & Sebastian (Bad feeling) aux Vaselines (Stephen), ils ne semblent jamais écrasés sous le poids de leur héritage, trop pressés qu’ils sont d’aligner les perles twee pop pour jeter un oeil dans le rétroviseur. Tellement pressés qu’ils ne prennent même pas le temps de trouver un titre à leur album.

Certes, les esprits chagrins pourront toutefois regretter l’utilisation jusqu’à l’extrême d’une même formule qui, pour efficace qu’elle soit, peut finir par lasser l’auditeur au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent. A ceux-là nous répondrons : “Pour un plaisir auditif optimal, écoutez les chansons de Veronica Falls individuellement”.

La vidéo de Bad feeling : 50% Projet Blair Witch, 50% catalogue Urban Outfitters, mais 100% de réussite mélodique.

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