Valais-mag

Le journal culturel valaisan

Navigateur des rêves

jeudi 19 novembre 2009, par Marie Parvex

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« Je veux toucher le spectateur avec quelque chose de surprenant. » Phillipp Boë est un peu circassien, un peu clown, un peu danseur, un peu comédien… Au mépris des étiquettes, il mélange toutes les techniques pour créer un univers.

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Les murs de la chambre d’hôtel offrent mille possibilités d’ombres ou d’images vidéos projettées. Crédit photo:Ishtar Entertainments SA

« Depuis Chaplin, il n’y a plus grand-chose à inventer. Mais il y a de nouvelles possibilités techniques comme la vidéo et une manière originale de mêler les arts. J’aimerais qu’en sortant, le spectateur se dise : je n’avais jamais vu cela avant », explique l’artiste Phillipp Boë.

« Somnonaut » est né d’une idée de décor : une chambre d’hôtel dont les murs biscornus offrent autant de supports possibles pour la vidéo. « J’aime les images. Je les crée et je cherche ensuite l’histoire qui se cache à l’intérieur. » L’an dernier, il s’inspirait des tableaux de Magritte. Cette fois, il a cherché ses muses dans le cinéma expressionniste allemand.

Théâtre physique

Phillipp Boë est seul sur scène avec la vidéo comme partenaire. Il raconte sans un mot l’histoire d’un écrivain qui veut terminer son roman. Petit à petit, rêve et réalité s’emmêlent. Le Somnonaut est l’internaute du sommeil, le héros d’un voyage à l’intérieur de lui-même.

Théâtre d’ombres, théâtre d’objet, théâtre physique, chorégraphie, vidéo… « Somnonaut », c’est une création indéfinissable portée par un artiste pluridisciplinaire qui a travaillé, entre autre, dans le nouveau cirque français et le « physical theater » anglais. « Je cherche un langage universel, qui ne soit pas contraint par les mots. » Mais cette forme très particulière d’être en scène, cousine de l’école Dimitri, n’est pas très connue du public suisse. « Si un spectacle n’est pas classable dans un genre défini, il est plus difficile à vendre. Parce que c’est plus compliqué de communiquer sur ce que l’on fait et que beaucoup de programmateurs et de spectateurs n’ont pas envie de prendre de risque. »

Extraits vidéo

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