Tous sur le pont de « Scènes valaisannes »

dimanche 10 janvier 2010, par Cécile Gavlak

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Sans unité de temps ni de lieu, l’événement met en relief la diversité culturelle du canton. Descendant de « Terres fertiles », le festival a poussé et pris de l’ampleur. A découvrir jusqu’au 15 février.

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Caroline Alhaus dans Pacamambo à voir à Valère et au Crochetan.

Un festival pour les spectateurs avant tout. La formule a l’air d’un truisme, mais c’est bien l’idée phare qui ressort de la 7e édition de « Scènes valaisannes ».

Jusqu’au 15 février, 40 spectacles purement valaisans saupoudreront la programmation des lieux culturels du canton, de Brig à Monthey.

Le président, André Pignat, se réjouit : « C’est une grande réussite. Le festival est devenu un rendez-vous pour les artistes valaisans ». Avec quelques lieux participants au départ, le festival aujourd’hui réunit la totalité des théâtres : 21 salles, dont trois dans le Haut-Valais. Et une collaboration avec l’association Forum Valais, du Haut-Valais, s’est à présent concrétisée.

Construire des ponts : c’est l’idée qui sert de moteur. Ponts entre les programmateurs et les artistes, entre les différents lieux, entre le bas et le haut du canton, entre les politiques et la culture, mais surtout ponts entre le public et l’art.

Label « Scènes valaisannes »

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« Les enfants d’Ithaque » à voir au Teatro comico.

Si chaque lieu reste indépendant pour le choix, la promotion et la production des spectacles, « Scènes valaisannes » apparaît comme une sorte de label commun. « On ne veut pas de tête d’affiche », insiste le président. « Chaque théâtre propose ce qui représente le plus sa philosophie. Nous faisons confiance au public et souhaitons qu’il sorte de la logique « spectateur-consommateur ». Le spectateur est quelqu’un qui vient chercher quelque chose. »

Un public valaisan qu’André Pignat qualifie de test : « Il est très critique, il fonctionne sur l’émotion et n’est pas conceptuel. Il aime ou il n’aime pas. Nous partons du principe que la pluralité nourrit. Une règle est fondamentale : si un spectateur adore une création, un autre la détestera. On ne peut pas satisfaire tout le monde avec un seul spectacle. »

Pour acquérir une meilleure visibilité, le comité a innové avec un cahier spécial encarté dans « Le Nouvelliste ». « Ce sont 60 000 personnes en Valais qui ont eu le cahier en mains », souligne André Pignat. Et un site internet, qui sera alimenté de vidéos au fur et à mesure, a été mis en service.

Un lien ultime

La pluralité de « Scènes valaisannes », ce n’est pas du toc. Pour preuve, la grille de programmation. Du cirque avec la Compagnie Makadam, de la danse contemporaine avec la Compagnie Interface, un hommage à l’auteur Maurice Chappaz, du théâtre contemporain avec des textes de Nathalie Sarraute, de la musique avec Hervé Chavanon, de l’humour avec Marc Donet-Monet et, nouveauté pour cette 7e édition, la Médiathèque Valais instaure des soirées cinéma muet avec improvisations musicales. La liste non-exhaustive impressionne par la diversité des registres. Le lien ultime entre tous ces spectacles : le Valais.

Question argent, difficile d’évaluer le coût de production puisqu’il appartient à chaque théâtre. Le comité se charge de la communication avec un budget d’environ 70 000 francs. La Loterie romande, l’Etat du Valais et le pour-cent culturel Migros subventionnent l’événement à hauteur de 30 000 francs. Le reste provient de publicités dans le cahier spécial et de cotisations des membres. Selon André Pignat, « le nombre de spectateurs est inattendu et incalculable ». Les seuls chiffres certains sont le nombre de scènes, 21, et le nombre de spectacles à voir, 40. Difficile avec ça, de ne pas y trouver son compte.

Plus d’infos et programme complet : www.scenesvalaisannes.ch et www.forumvalais.ch

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