Quand des jeunes audacieux signent un coup de maître

mardi 28 juin 2011, par Ruth Parvex

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Ce lundi 27 juin, je me rendais au « pestacle » de la fille d’amis. Ceux-ci m’avaient largement dit comment ces collégiens avaient mis sur pied une représentation théâtrale entièrement conçue par eux-mêmes, de l’écriture à la mise en scène en passant par les costumes, les décors, les éclairages. Connaissant la partialité propre aux géniteurs, je me suis armée de patience et de bienveillance. Elles ne m’ont pas été très utiles. En effet, j’ai très vite été prise par le texte, par la complexité des niveaux différents, par leur agencement et par le jeu des acteurs. En bref, je me suis retrouvée à un vrai spectacle.

Le thème de cette pièce est la transformation d’un enfant en adulte, l’abandon de son innocence, de ses rêves, mais aussi de son conformisme, de son adhésion à un projet de vie tout tracé et de la découverte de sa liberté. Les protagonistes sont partagés entre les personnages réels et des esprits ou des fées. Ces derniers sont les aiguillons menant chacun à la découverte de soi-même, un peu comme dans les contes où les différents personnages représentent une partie de soi-même, où les épreuves sont le creuset de la transformation. Ici, le « il était une fois » qui nous ouvre habituellement les portes de cet autre monde est remplacé par la lecture en boucle d’une phrase.

La mise en scène est simple, fluide, le décor juste fait de quelques repères permettant de différencier les registres. Les costumes très sobres permettent de connaître le rôle de chacun.

Bien sûr, ce n’est pas parfait, il reste une diction un peu trop rapide, pas toujours très claire, un texte foisonnant, certaines idées justes ébauchées. Reste que c’est un spectacle d’amateurs créé par des jeunes de moins de 20 ans, sans moyens financiers. Chapeau.

On peut encore voir « Le temps des assassins » ce soir et demain soir à 21h15 dans la cour du Collège de la Planta. Courrez-y.

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