Le journal culturel valaisan

Dernier ajout : 11 mars.
« À rebours du bon sens » est une chronique tenue par Eric Felley qui anime le site valais-mag. Elle parle de manière caustique et plaisante d’un sujet d’actualité ou intemporel. Elle raconte aussi des petites histoires. Il peut s’agir du Valais, de la Suisse ou du monde entier. No limits. Bienvenue.
Après des mois de débats autour des milieux de la banque et de la finance, il faut en arriver à la conclusion que l’égoïsme à court terme cache une politique à long terme. Le gigantesque jeu de l’avion mis en place depuis 2000 a permis à un certain nombre de personnes de tirer leurs marrons du feu avant de tirer leur révérence.
Dans Le Nouvelliste de vendredi dernier, Vincent Pellegrini interroge un journaliste chinois de passage en Valais. Yongchum Xu travaille pour Chine nouvelle et nous livre quelques réflexions sur les médias en Suisse : « J’ai l’impression que les journaux suisses traitent toujours un peu des mêmes sujets » Il faut que ce soit un Chinois qui viennent nous tendre très poliment ce miroir critique.
La plupart des gens, notamment les salariés, pensent que ce qui leur arrive sur le plan économique relève en gros d’une certaine fatalité. Leur horizon est généralement d’un mois ou deux, peut-être une année dans certains cas. Mais pour ceux qui nous gouvernent et ceux qui les influencent, les choix sont à long terme : cinq, dix, voire vingt ans dans certains secteurs.
Le 5 décembre dernier, dans une discothèque de Saillon, un membre d’une bande skinheads du coin, des bons Valaisans, a poignardé un Kosovar parce qu’il avait osé faire une remarque désobligeante sur son accoutrement néo-nazi. Peu auparavant, ces mêmes personnes avaient déjà fait du grabuge à Saxon, où la police était intervenue mollement après une bagarre qui s’est soldée par un blessé.
Ces dernières semaines, une grande partie de l’information médiatique est consacrée à trois sujets phares : les musulmans en Suisse, les otages et le cas Polanski. De toute évidence, entre télévision, radio et presse écrite, on choisi le même ordre de priorités, qui s’apparente à un suivisme généralisé. Or la réalité de chacun dans sa vie quotidienne est très différente de celle renvoyée par le miroir médiatique.
La fusion entre la TSR et la RSR a fait coulé pas mal d’encre. Des politiciens (Berset, Broulis, Longchamp et d’autres) s’en sont mêlés. Leur principal grief résidait dans la réunion des rédactions sous un seul chef, ce qui risquerait d’uniformiser le contenu de l’information et la diversité des opinions. Les victimes seraient donc les téléspectateurs et les auditeurs asservis par la redevance à Radio télévision suisse (RTF).
Contrairement au Valais, où les milieux culturels sont assez confinés autour d’une poignée de personnes que l’on retrouve dans presque tous les vernissages, le canton de Vaud a un sens de la culture beaucoup plus élitiste et, dirons-nous aujourd’hui, people. Quand l’éditeur Pierre-Marcel Favre vernit un livre sur la sculptrice Tina Ausoni dans les futurs locaux du Musée d’art vers la gare, le tout Lausanne accourt en tenue de soirée
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