Dans le dernier numéro de la revue vaudoise CultureEnjeu, Anne-Catherine Lyon, la conseillère d’État vaudoise en charge de l’éducation et de la culture donne des nouvelles réjouissantes sur les intentions des autorités vaudoises autour du nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts, dont l’implantation est désormais prévue près de la gare.
« Chaque année, dit-elle, nous augmentons les sommes en faveur du musée selon le rythme prévu. Nous avons prévu de doubler le budget de fonctionnement, sans prendre un centime sur d’autres activités. » Et plus loin : « Je veillerai, comme je l’ai toujours fait, à ce que le budget lié à la culture dans toutes ses dimensions ne soit pas touché et qu’il continue d’être augmenté. »
Cela fait plaisir d’entendre ce discours volontariste de la part de nos voisins vaudois. Certes ils sont plus nombreux, plus urbains, plus dotés en fondations de toute sorte, mais surtout, l’impulsion politique est claire. Car après les réticences des citoyens pour l’aventure de Bellerive (notamment financière), on aurait pu penser que la ministre fasse profil bas. Or il n’en est rien, elle promet aujourd’hui qu’elle va faire en sorte de doubler les moyens du musée !
Puisse cette détermination trouver un écho en Valais, où le monde politique manque d’une telle voix pour imposer avec panache la culture vivante et contemporaine dans ce canton.

