Valais-mag

Le journal culturel valaisan

En phase avec les publicitaires

mardi 27 octobre 2009, par Eric Felley

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On est souvent surpris lorsqu’on entre dans un immeuble devant les boîtes aux lettres, par le nombre de personnes ou de ménages qui affichent un « Pas de publicités. SVP » Parfois cela prend toute la petite porte, écrit en grosses lettres blanches sur fond noir, un peu comme « Attention chien méchant ». On peut se demander quelles sont les racines profondes de ce réflexe d’auto-défense du consommateur potentiel face à la publicité. Alors qu’elle fait partie du jeu commercial, dans les journaux, à la télévision, à la radio, au bord des routes et aujourd’hui de plus en plus sur Internet. Comme dit le slogan bien connu : « Ne pas faire de publicité, c’est comme arrêter sa montre pour gagner du temps. »

Il me semble que beaucoup de gens se sentent agressés d’une manière irrationnelle par le message publicitaire, que l’on a souvent présentés comme bête, simpliste, mensonger voire comme un viol de la sphère privée que représente la boîte aux lettres. Nous serions, selon l’expression consacrée, « inondés », et aussitôt noyés. La publicité spontanée, le tout-ménage, serait presque aussi nocif que le tabac. Et pourtant, depuis le temps, la plupart des gens ne sont pas dupes et sont capables de faire un choix sur les produits qu’on lui propose. Sur le plan culturel, la publicité est aussi omniprésente, car, sans elle, les salles ou les expositions seraient bien souvent vides. Elle amène du bon et du moins bon. Il y a les choses qu’on jette d’entrée, celles qui nous surprennent et enfin celles qui nous font acheter un produit ou aller voir un spectacle. Et cela fait vivre des gens. Alors inversons le slogan « Publicités bienvenues ». (Et n’oubliez pas Valais-mag…)

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1 Message

  • En phase avec les publicitaires 27 octobre 2009 22:03, par Luca Barschel

    La publicité à son utilité certes, mais à quel prix ?

    La pub coûte cher, ce qui a pour effet de renforcer les gros groupes financiers et favoriser l’élimination rapide des petites sociétés ce qui amène à moins de concurrence et va donc contre l’intérêt du con-sommateur que nous sommes. Bien sûr cette analyse peut se discuter…
    Rien ne se crée, tout se transforme. C’est valable aussi dans l’économie. L’argent mis dans une publicité va forcément se retrouver dans le prix du produit. De plus, les déchets papier vont devoir être traités par les services de la voirie et ceci aussi a un coup, payé avec nos impôts. Donc pas sûr qu’au final le bilan économique soit favorable aux con-sommateurs.

    La pub pollue, selon mes recherches, les « COUNA » (Courriers Non Adressés) ou « COUNS » (Courriers Non Sollicités), déposés dans nos boîtes aux lettres quotidiennement, représentent chaque année, environ 42 kg par ménage. Soit environ 17 kg par habitants. Ce sont, donc, 127’724 tonnes d’imprimés non sollicités qui sont distribués tous les ans en suisse. Il faut savoir que pour 40 kg de prospectus, c’est 40 kg de papier pour lesquels il faut : 20 à 40 kg de bois, 200 à 600 litres d’eau, 120 à 240 Kwh d’électricité, des adjuvants et colorants, encres et métaux lourds.
    A cela s’ajoute le déboisement des grandes forêts primaires. Mondialement, environ 40 % du bois exploité commercialement sert à fabriquer du papier. Selon la FAO, environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent annuellement sur Terre. C’est l’équivalent de la surface de l’Angleterre, soit 1 terrain de football toutes les quinze secondes.

    Et pour en remettre une couche, afin de produire plus de fibres pour l’industrie du papier, actuellement une petite partie de ces surfaces autrefois riches en biodiversité est remplacée par des arbres transgéniques à faible taux de lignine afin de produire « plus de bois sur moins de terre » et bye bye la biodiversité et bienvenu à toute une gamme de nouveaux problèmes.

    Alors parfois vu la masse de pub que l’on reçoit, oui, il faut montrer les crocs. Mais promis je mettrais « valais-mag oui » sur ma boite aux lettres…

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