Mais qui a dit que Valais-mag était le porte-voix des milieux culturels ? Peut-être qu’une nouvelle loi sur la promotion du tourisme en Valais ne mettra personne sur la paille, au contraire de la politique qui laisse parfois quelque porte-voix sur le carreau. En ce sens je comprends bien que le porte-voix se mette à rêver de culture et promotion touristique dans ce canton, tout en regrettant qu’aucune personnalité des milieux culturels n’apparaisse dans le comité des initiants d’une nouvelle loi sur la promotion touristique.
C’est ça un manifeste : l’autoproclamation. Et la culture s’en est bien inspirée, l’histoire de l’art avançant, comme avec les Futuristes, Dada et plus tard Cobra. Il s’agissait d’artistes, parfois sur la paille, qui rêvaient, par essence, d’autres prédicats esthétiques, philosophiques, et surtout d’une tabula rasa sur ’une convenance passéiste qui les étriquaient au plus profond de leur âme.
Culture et tourisme … ? Bien sûr… Mais quelle image les milieux de la promotion touristique ont-ils de la culture dans ce canton ? En station par exemple, les canons esthétiques se rapprochent plus d’un style néo-autrichien, post Walser en kitsch, qu’une véritable audace architecturale. En ce sens, tendre à joindre la culture à la promotion touristique, a quelque chose de flatteur pour les initiants de la nouvelle loi du tourisme, qui s’appuient fondamentalement sur un complexe sud-tyrolien de ne pas en faire autant que leurs voisins Walser de l’est.
La culture en Valais des nouveaux promotteurs du tourisme, c’est de passer de la culture de l’anorak et du passe-montagne, voire des après-skis à la culture du complet costard-cravate pour se glausser dans les salons du tourisme de Frankfort ou ailleurs, en citant : « oui, en Valais on a Rilke » Il est quasi impossible ne pas trouver une citation de Rilke sur chaque dépliant touristique ou culturel dans ce canton.
Où trouver des nouveaux projets contemporains, ici et maintenant ?
Le tourisme peut être un terreau riche pour l’expression culturelle. Par exemple les travaux photographiques de Walter Nidermayer posent un regard intéressant, esthétique et philosophique sur la problématique du tourisme. Mais croyez-vous vraiment que les tire-fessiers s’en préoccupent ? Comme plasticien, j’ai été ému de voire exposé au musée un canon à neige. Aussi bien pour sa qualité esthétique que sociologique. Duchamps actualisé. Montagne je te hais, Montagne je t’adore : une culture au sens large qui s’affiche sur son identité. Merci aux Musées cantonaux
Mais je me garde d’espérer que les milieux culturels fassent ménage commun avec ceux de la promotion touristique.
Salutations
Répondre à ce message